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Journal de Rosemont / Petite-Patrie
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Algues bleues : le Bloc réclame l'interdiction de vendre des détergents contenant du phosphate

Article mis en ligne le 25 juillet 2008 à 14:51
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Algues bleues : le Bloc réclame l'interdiction de vendre des détergents contenant du phosphate
Bernard Bigras (Photo d'archives)
Algues bleues : le Bloc réclame l'interdiction de vendre des détergents contenant du phosphate
Dans le but de contrer la prolifération des algues bleues, le Bloc québécois et son porte-parole en matière d'Environnement, Bernard Bigras, pressent le gouvernement conservateur d'interdire l'importation, la fabrication et la vente de détergents contenant du phosphate.

Le député de Rosemont-La Petite-Patrie a rappelé que le Bloc a déposé à cet effet, l'an dernier, le projet de loi C-469.

Le gouvernement conservateur a déjà adopté une réglementation interdisant les détergents pour lave-vaisselle contenant plus de 0,5 pour cent de phosphates à partir de 2010. Bernard Bigras juge que ce n'est pas assez rapide. Il invite le gouvernement à accélérer plutôt l'adoption du projet de loi bloquiste.

«On n'a pas le temps d'attendre 2010, a-t-il soutenu lors d'un point de presse. Il y a des procédures accélérées d'adoption de projets de loi aux Communes [...], ce qui pourrait faire en sorte que dès la rentrée parlementaire à l'automne, le projet de loi pourrait être adopté.»

«C'est un projet qui vient calquer ce qui se fait ailleurs», a-t-il souligné, faisant référence aux législations adoptées par la Suisse et certains états américains.

Bien que le phosphate dans les produits nettoyants soit une cause de la prolifération des algues bleues, d'autres facteurs ont également un impact important. Les émissions d'oxyde d'azote qui contribuent à l'acidification des cours d'eau, le déboisement des rives et l'agriculture intensive sont du nombre. Le député a reconnu que le problème ne sera pas nécessairement réglé lorsque l'interdiction des détergents avec phosphates entrera en vigueur. «On n'a pas la prétention de dire que ce projet de loi et cette interdiction va régler l'ensemble du problème», a-t-il admis, déplorant du même souffle la permission accordée aux compagnies qui exploitent les sables bitumineux en Alberta d'augmenter leurs émissions d'oxyde d'azote.

Le député a par ailleurs dénoncé la décision du gouvernement Charest de ne pas publier cet été la liste des cours d'eau où prolifèrent les algues bleues, la qualifiant de «culture du secret». Il estime que les citoyens ont le droit de connaître le bilan de santé de leurs lacs. «Ce n'est pas juste une question de santé publique, c'est une question d'éducation, tout simplement parce que les comités de citoyens autour des lacs ont besoin de cette information pour se mobiliser et s'assurer que l'an prochain, le problème va être limité», a-t-il déclaré.

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